Worakls : «  Je suis guidé par la passion »

Au Foin de la Rue nous avions interviewé Odezenne (voir ici) mais aussi Worakls que venait présenter Worakls Orchestra, un projet mêlant musique classique et électro. Nous lui avons donc posé des questions sur cette idée originale.

Ouest Festival : D’où est venue l’idée de Worakls Orchestra ?

Worakls : Avec le temps, mes goûts ont évolué et j’ai commencé à m’intéresser sérieusement aux musiques de films et à la musique classique. C’est aussi là d’où je viens car j’ai appris le piano par l’intermédiaire de ces musiques quand j’étais plus jeune. Ce n’est pas forcément une idée, je voulais simplement revenir vers ça. Je n’ai pas de barrières et je cherche à faire la meilleure musique possible. Je ne me dis pas, je veux faire tel ou tel style. Si je veux mettre des guitares électriques pour que ça sonne rock, je le fais. Si je veux mettre des violons pour transmettre certaines émotions, je le fais aussi.

Ouest Festival : Comment s’est passée la rencontre avec les musiciens ?

Worakls : Je connaissais certains musiciens car j’avais déjà travaillé avec eux avant. La plus grosse partie vient de l’Orchestre de Fourvière de Lyon. On s’était renseigné et on savait qu’ils ne faisaient pas que du classique mais qu’ils touchaient aussi à des styles plus modernes et donc qu’ils pourraient s’adapter rapidement à mes idées.

Ouest Festival : Comment s’est passée la création ? Combien de temps a été nécessaire pour la mise en place de ce spectacle ?

Worakls : A la base, je suis arrivé avec les partitions, tout était déjà écrit. Chaque note, c’est moi qui l’est écrite avec l’aide de musiciens que je côtoie depuis plusieurs années. En gros, entre le début de l’écriture et l’album, ça a pris deux ans – en sachant que je tournais en même temps -. Ensuite, il m’a fallu 6 mois de travail sur la présentation du show. Avec l’orchestre, on a bien travaillé pendant 4 jours.

Ouest Festival : Et ce n’est pas trop dure de passer d’un travail solo à un travail en groupe ?

Worakls : Ce n’est pas un groupe. C’est mon projet donc c’est moi qui apporte l’écriture et qui décide de la manière dont je vois les choses. Si quelque chose ne fonctionne pas, je vais y réfléchir pour retravailler dessus. Après, je laisse bien-sûr la possibilité à chacun de faire des propositions. Lors des répétitions ont s’est rendu compte avec les musiciens qu’on pouvait faire en sorte que ça sonne mieux donc on a fait des ajustements. On s’entend très bien, il y a une super ambiance sur la tournée mais ce n’est pas pour autant un groupe.

Ouest Festival : Tu tournes aussi pas mal à l’étranger (Canada, Russie, Turquie…). Y vas-tu avec l’orchestre ?

Worakls : Malheureusement pas encore. On va quand même présenter ce projet en Espagne, aux Pays Bas, en Suisse et en Allemagne… J’ai une bonne équipe qui gère tout ce qui est logistique derrière.

Ouest Festival : Et parmi toutes ces dates, quelle est celle que tu attends le plus ?

Worakls : Aucune, il y a toujours une bonne raison et une motivation à aller quelque part. A Montréal, je savais que j’allais faire deux soirées Sold Out donc ça m’a grave boosté. En Russie, ça va être la première fois que j’y vais donc j’ai hâte. En Angleterre je n’y ai joué qu’une fois et c’était il y a 8 ans donc ça va être cool d’y retourner en septembre. Un public, c’est un public. Qu’il y est 100 ou 10000 personnes c’est pareil. Une fois que tu y es tu te livres.

Ouest Festival : N’to et Joachim Pastor étaient au Foin de la Rue, il y a 2 ans. Est-ce que vous êtes toujours en contact ?

Worakls : Oui bien sûr, on a notre label Hungry Music ensemble. On est toujours en contact et on tourne beaucoup ensemble. En Angleterre, on y sera tous les trois. Il y a plein de dates sur lesquelles on se retrouve même si c’est sûr que ça arrive moins souvent avec Worakls Orchestra.

Ouest Festival : Tu es surbookée jusqu’à fin 2019. En 2020, quels seront tes projets ?

Worakls : Ca va faire trois ans que je suis sur Worakls Orchestra. J’agrémente un peu le show pour la tournée des Zeniths qui nous attend avec notamment l’ajout de musiciens et une chorale. L’idée est d’apporter un peu plus de chaleur humaine avec l’ajout de voix. Ca va faire un moment que je n’ai pas de vie donc je vais peut être me calmer un peu. D’un autre côté, je suis guidé par la passion donc j’ai du mal à m’arrêter. Il n’y a aucun objectif commercial ou de plaire, je fais clairement ce qui me plaît. Et c’est le top car ça plaît aussi au public. J’ai toujours des choses qui arrivent, j’ai fait récemment une musique pour un jeu vidéo, je vais en faire pour un film à la fin de l’année…

Un grand merci à Worakls pour avoir répondu à nos questions et pour nous avoir accordé pas mal de temps. La discussion fût très enrichissante. On suivra l’actu de ce prodige des musiques électroniques avec attention.

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