Apes O’Clock « C’est un show pour les yeux et les oreilles »

Ouest festival : On va commencer gentiment, qu’est ce que Apes O’Clock (AO’C) ?
Yo : C’est un collectif de 7 musiciens, dans un style rock cuivré pour résumer très grossièrement. C’est un
show pour les yeux et les oreilles à venir voir en live, et à écouter. D’ailleurs le prochain album sortira en avril
2019.
OF : Ok, tu commences bien, tu m’as bouffé plein de questions en 2 secondes, c’est sympa! (rire)
Yo : C’est fait exprès (rire).
OF : Justement, tu parlais d’un show live, tu peux m’en dire un peu plus?
Yo : A ton tour.
Hugues : Sur le show live… t’es sympa de me passer la parole toi (rire). Comme il disait, il y en a pour les yeux et les oreilles. On est costumés sur scène. On passe par pas mal de styles mais ça reste très rock dans l’ensemble, avec des mélanges de hip-hop et des influences diverses et variées. Il y a une mise en scène et on essaye de faire en sorte que ça bouge un peu devant. Du coup, on se donne pas mal sur scène. Il y a un peu de sueur, c’est cool (rire).
OF : Tu as évoqué les costumes, vous êtes déguisés assez classe, en «dandy».
Yo : On est pas déguisés, on est costumés, stp (rire)
OF : Désolé (rire)
Hugues : Oui c’est ça, costumés assez classe, en dandy, avec des vestes, des chapeaux, des cravates, du maquillage.
OF : Qu’est ce qui vous a fait choisir ces costumes?
Yo : En fait, à l’origine du projet, on voulais rester dans une thématique de singe… que l’on affectionne en
particulier et… Je me rends compte que je me suis enfoncé dans un truc là…
Hugues : C’est trop bien! (rire)
Yo : … et on voulait garder ce côté humain en fait. L’idée était de faire parler des animaux humanisés et les
costumes sont apparus comme une évidence (rire)
Hugues : Mais pourquoi? Hein? (rire)
Yo : Bin parce que … transatlantique!!! (rire)
(Petit moment d’interruption pour reprendre son sérieux)

Hugues : Plus sérieusement, on voulait se donner et avoir une identité scénique et visuelle pour que les gens
nous reconnaissent. En voyant le visuel, le live, qu’il y ait quelque chose de cohérent et qui frappe aux yeux. Qu’ils se rappellent facilement de nous aussi.
Yo : Et il n’y a pas un style vestimentaire en particulier, il y a plein d’éléments de différents courants ou différentes époques et le but était aussi d’avoir une stature entre guillemets, «dandy». Il y a quelque chose d’assez agressif dans ce que l’on fait, sans l’être trop évidemment… plus quelque chose d’assez rentre-dedans, et la stature un peu «hautaine» casse cela.

Hugues : Mais pourquoi? Agressif, hautain… venez voir le show, vous allez en prendre plein la poire!!!(rire)
OF : Alors, tu évoquais les influences, pouvez-vous me parler de ce qui a influencé la musique et les costumes?
Yo : Oui bien sur. C’est très varié. On est 7 musiciens, avec autant d’influences. Et comme disait mon collègue tout à l’heure, ça va de Brassens à Rage Against The Machine en passant par Franck Sinatra, Snoop Dog
Hugues : Tina Turner et Charles Aznavour
Yo : Jacques Brel (rire) et Annie Cordy
Hugues : Et les 2 be 3 (rire)
OF : Ha oui, l’inspiration pour les costumes (rire).
Yo : Pour te repréciser un peu plus sérieux, aujourd’hui le travail qu’on fait, en tout cas sur le futur album et un peu sur les anciens Ep, le dénominateur commun des 7, c’est que l’on a tous un peu baigné ou en tout cas écouté beaucoup de hip-hop. Je pense que ça fait partie de notre génération, années 90 et compagnie et du coup, c’est le dénominateur commun des prochaines compos et du prochain album tout en gardant l’instrumentation très rock and roll et puis les cuivres.

©Filarm photos

OF : Alors, petite nostalgie comme j’étais fan. On vous connaissait avant sous Bonobo Circus, maintenant sous AO’C. Qu’est ce qui est nouveau par rapport à l’ancienne formation, mais aussi ce que l’on peut retrouver?
Hugues : Je pense que ça a vraiment beaucoup changé musicalement. L’équipe a beaucoup changé aussi, il reste 3-4 personnes. Ça a beaucoup évolué sous Bonobo Circus et sur la fin, il fallait que ça s’arrête et du coup, il est resté quelques personnes. On a monté une nouvelle formation avec des nouveaux musiciens qui ont amené une nouvelle touche et musicalement ça a bien changé. Je pense qu’il reste pas énormément de choses.
Yo : On a voulu garder l’esprit, l’idée, les thématiques autour du singe. C’est un choix qui se discute peut-être mais en tout cas, les deux groupes ont réellement rien à voir malgré les cris, le rock and roll. C’est une autre démarche, un autre propos et un autre univers.
OF : Justement tu parles des singes, qu’est ce qui vous fait revenir à cet élément-là?
Hugues :Je pense qu’au départ, on était parti sur l’idée de pas perdre la ligne directrice qu’on avait sur Bonobo Circus en essayant de garder un peu le public et les thèmes mais ça a pas mal évolué . On a commencé à sortir pas mal de cette idée de singe en tout cas dans les textes. Sur les premiers Ep, c’était très présent, mais ça évolue. Après l’idée, c’était de comparer l’être humain à la vie primale. Ce que l’on est devenu et ce que l’on a fait de la planète et de l’humanité.
OF : Et vous n’êtes pas que sous le nom AO’C, vous avez un autre show?
Yo : On a un autre spectacle qui s’appelle Monkey System… il y a toujours le singe. Après ça reste le nom du spectacle plutôt que le nom du groupe. C’est un spectacle travaillé pour plus jouer en rue et en formule réduite. En gros, c’est un spectacle d’une heure, et ça permet de compléter et de faire des dates tout en étant autonome, de jouer un peu partout.
Hugues : On est 5, c’est beaucoup plus acoustique, il y a quand même la guitare électrique mais c’est très cuivré et un peu plus chanson que le show AO’C qui est plus rock and roll sur scène.
OF : Pour centrer un peu sur les chansons maintenant. Certaines sont sur un univers mystique, il y a aussi des chansons revendicatrices et bien d’autres thèmes. Qu’est ce qui vous inspire et sur des sujets aussi divers?
Hugues : Les inspirations sont très dans l’instant. Il faut trouver un sujet qui nous parle. En regardant ce qui se passe autour de nous et les chansons revendicatrices viennent d’elles-mêmes. Après l’idée de faire de la scène et devant le public, c’est aussi apporter un peu de rêve, des histoires, de la danse. On essaye de mélanger un peu tout ça. Des choses contées, qui les embarquent dans les textes, dans la musique, dans la
danse et essayer d’apporter un message de fond. On essaye de jongler avec tout ça.
OF : Pour finir, à quoi peut-on s’attendre en termes de projets?
Yo : 2018, on arrête la tournée fin septembre. On bosse sur du studio d’enregistrement sur le premier album comme on a sorti que 2 Ep pour le moment. Il sortira en Avril 2019. Il y aura pas ou peu de dates avant la sortie d’album et d’ici là, il y aura un clip à sortir. Septembre, octobre, on a pas la date précise et on prépare plein de petites choses. Un nouveau visuel, un deuxième clip mais on s’avance un peu trop si on te donne une date. Mais on va faire un peu de teasing donc des extraits à sortir. Pas mal de résidence, on va travailler un nouveau spectacle où on aura des lignes directrices assez précises mais on va pas en dévoiler plus…
Hugues : MYSTERE (rire)
Yo : Mais en tout cas AO’C en 2019 sortira son premier album.
Hugues : Et aussi un calendrier des dieux des planches (rire).
Yo : C’est ça, il sera magnifique. Et il y aura aussi un crowdfunding qui sera lancé, fin d’année quelque chose comme ça ou en automne… en 2018… 2019 (rire)

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