Le mauvais buisson a encore frappé!

Le samedi 26 Mai, je me suis rendu au festival O’ Mauvais Buisson à Maumusson en Loire Atlantique. Le temps de partir pour une petite heure de route, sous un ciel nuageux mais qui reste ensoleillé, je ne me doutais pas que quelques gouttes nous attendaient aux portes de Maumusson, qui, pour bien commencer le festival, se sont transformé en averse, avec une magnifique vu d’éclairs dans le lointain. En même temps, un festival sous le soleil, c’est tellement surfait, rien ne vaut la pluie !!! Pas le choix, vu les trombes d’eaux, j’attends tranquillement que ça se calme avant de me préparer pour y aller, et c’est parti. Bon, ça a pris son temps quand même, et à regret, j’ai raté une bonne partie du live du premier groupe, KOD zéro. Pour autant, de ce que j’en ai vu, c’est un groupe qui vaut la peine de se déplacer, avec un son rock bien percutant, c’est exactement le genre de groupe à pogo. C’est une formation plutôt récente (créée en janvier 2017) et sans forcément de vidéo encore disponible sur le net mais bon, c’est un groupe à suivre à l’avenir !

© photographie : Fauvet

Le temps de faire un petit tour du site, et repérer les différents stands, ça laisse le temps au prochain groupe de se préparer. Originaire de Quiberon et crée depuis plus de 10 ans maintenant, les Trois Fromages surfent sur la sortie du nouvel album, « maman, j’ai raté l’avion », avec ce titre caractéristique du rock n’ drôle du groupe. Personnellement, j’ai écouté l’album après le live pour redécouvrir ce que j’avais pu entendre et on peut retrouver des chansons sur des thèmes assez divers. Les beaufs, ou encore les cougars ont droit à leurs chansons, tandis que d’autres chansons, tel que « babos à la playa » ou «C’est pas punk » se pose le rapport de l’image que l’on a, lié à un mouvement culturel précis et la question se posant, est-ce l’état d’esprit ou ce que l’on affiche qui est le plus important… Bon d’accord, je suis peut-être allé trop loin dans l’analyse, désolé !! Je parle du dernier album mais comme il en faut pour tous les goûts, ceux qui préféraient les anciens albums seront contents de retrouver des classiques tels que « ma botte au cul », « la galère d’un pirate » ou encore « lettre à Michèle ». En tout cas, globalement, on retrouve sur scène ce qu’ils savent faire de mieux. Défendre une prestation rock bien huilée et emporter le public avec eux le temps d’un live. Et puis bon, un groupe qui écrit une chanson pour avouer faire de la musique pour le fric, c’est assez rare pour qu’on les respecte. Bref la prestation des trois fromages est à fond dans le second degré sans brader une prestation scénique propre et un rock énergique.

On se fait encore une petite pause, mais pas sans musique. A noter qu’entre chaque concert, les groupes « Amharclann », « Alarash » maintenaient l’ambiance. Ils ont pu nous régaler avec des reprises dont « les étoiles filantes » des Cowboys Fringants, « Rose Tatoo » des Dropkick Murphys, « Antisocial » de Trust et j’en passe beaucoup d’autres. Je vous parlais d’une pause, mais certainement pas pour les oreilles… ce qui n’empêche pas d’aller prendre une bière lors des interludes.

© photographie : Fauvet

Retour au live avec un groupe qui fait l’unanimité actuellement, tous les retours sur Celkilt sont positifs et mettent en avant une ambiance survoltée et une débauche d’énergie incroyable. Mais bon, comme dit si bien Chuck Norris, « je ne crois que ce que je vois », j’attends d’avoir vu le live pour me faire ma propre opinion. Et d’ailleurs c’est parti, les cinq musiciens en kilts lancent les hostilités avec un mélange de rock et de musique irlandaise. Dans les instruments, ça donne le trio gagnant guitare, basse, batterie, entouré d’un violon, d’une cornemuse, et ponctuellement d’un banjo. Et comme le veux leur réputation, la foule s’est laissé porter par les rythmes énergiques des musiques, dansant et chantant, surtout sur la chanson concernant la St Patrick, musique dans laquelle beaucoup de monde semblait se retrouver.  D’ailleurs le groupe a eu la bonne idée de lancer un circle pit, sur le terrain devenu totalement boueux, glissades et patinage à gogo, tout en devant suivre le rythme de la musique, ils ne simplifient pas le show à leur public, mais vu l’ambiance et les visages de la foule, ils savent quand même bien leur donner le sourire. Je me range du côté des avis que j’ai pu entendre, c’est un groupe énorme à voir et revoir !!! Et si vous voulez des petites anecdotes sur le groupe, dites-vous qu’ils ont leur propre tartan digne des clans écossais, enregistré au registre officiel écossais, et ça c’est classe !

© photographie : Fauvet

Après ce petit voyage dans la culture celtique, on change d’ambiance avec le chanteur Martiniquais Yannis Odua, et la touche Reggae du O’Mauvais Buisson. D’ailleurs, il n’est pas venu tout seul et sera accompagné de cinq musiciens et deux chœurs.  Pour la petite présentation, vous le connaissez peut-être avec la chanson « Drapeau rouge jaune vert » ou « la caraïbe ne nous appartient pas » de l’album « moment idéal ». On le retrouve aussi en feat avec Keny arkana sur son dernier album « nouvelle donne » et la chanson « écoutez-nous ».  Au final, vous pouvez traduire son style par un reggae par moment posé, par moment très énergique, des textes bien tournés pouvant illustrer ses convictions, notamment en abordant des thèmes forts tel que la chanson « Refugee » soulignant un réel engagement de sa part. Mais il passe aussi par des chansons plus légères où on peut citer la chanson « moment idéal ». Sur scène, ses différentes facettes se ressentent et permettent autant de se défouler que de se laisser porter par ses textes.  Yanniss Odua maitrise l’aspect scénique à la perfection, distillant un reggae chaleureux emplie d’ondes positives, ou le public du mauvais buisson à pu se retrouver. D’ailleurs, malgré une touche assez punk rock, au festival o mauvais buisson, on retrouve régulièrement des artistes qui ne sont pas de cette fibre, ce qui permet une plus grande mixité de public. Dans tous les cas, Yanniss Odua a su mettre le feu ce soir, par une présence sur scène incroyable.

Pour finir la soirée, on retrouve les Angevins des Vilains Clowns qui auront à cœur de nous faire finir la soirée en beauté avec leur rock and roll circus show. On se rassure, ils sont peut-être déguisés, mais ne sortent pas tout droit du film « ça ». D’ailleurs, leur but n’est pas de vous faire peur (enfin, je pense pas) mais bien de vous faire jumper, et pogoter dans la boue. Et pour ça, rien de tel qu’un bon vieux punk rock entraînant et déjanté.  Influencé par les Ramones ou encore les sheriff’s, les VC ont une identité et un univers punk bien à eux Totalement versé dans le second degré. Le public moins nombreux qu’aux concerts précédents s’en donne à cœur joie avec un pogo bien sympa. Seul bémol, et ça vient peut-être d’où j’étais placé mais j’avais du mal à comprendre les paroles des chansons ce qui m’a un peu sorti du live. Mais malgré cela on reconnaît bien la chanson, « L’putain de tee-shirt » (pour laquelle ils ont demandé à la sécurité de les rejoindre sur scène, prétextant qu’il avaient des putains de tee-shirt), quasiment une hymne à tous ceux qui portent des tee-shirt de groupes ou de festivals !!  Ce ne fut pas le meilleur live que j’aurais vu d’eux mais en tout cas, c’est toujours cool de les croiser sur scène. Le second degré du groupe et l’intensité du live font passer un moment plus que sympa. Ils ont d’ailleurs pu être accompagné par la troupe Abracadaballe! Avec des cracheurs de feu et des jongleurs (qui étaient aussi présent pendant les interludes) et qui donnait des airs de live à la Rammstein !!! (Bon d’accord, je m’emporte un peu).

© photographie : Fauvet

Et voilà, c’est la fin de la soirée et l’heure est bien avancée déjà. 2200 personnes se sont réunies pour cette 14ème édition malgré un temps plus qu’incertain. Mais à part quelques petites alertes pluvieuses, le festival a pu passer entre les gouttes. Ce fut une édition très festive, à l’image de ce qui est proposé chaque année. Le public, les bénévoles, et les groupes ont fait de cette édition une soirée haute en couleurs, (et un peu boueuse lié à certaines batailles) … Finalement, qu’une chose à dire, à l’année prochaine !

The following two tabs change content below.

cedric-ouestfestival

Derniers articles parcedric-ouestfestival (voir tous)